01 décembre 2008

ma bio...déjà?

Sissi dite Raclette dite ma fillotte préférée, m'a tagué.
Paraît que je dois m' exécuter. Alors voici une petite partie de ma bio, puisque on relate les faits de 5 ans en 5 ans.
Ce seront les mêmes dates que pour elle, étant donné que je suis né, aussi en 5, chez une sage-femme ( qui était surnommée: madame-guette-au-trou", je vous l'affirme). Accouchement avec la seule bonne volonté de dame-nature et l'abnégation des mères d'alors, qui ne pouvaient pas compter sur un service d'urgence si nécessaire. Le médecin de la famille passant voir, quand même, si tout allait bien?. C'était un hiver rigoureux en ce mois de Janvier 45, avec 50 cm de neige dans ce petit village que vous connaissez, maintenant. On n'a pas revu cà depuis! La neige, pas ma naissance. Je fus parmi les derniers enfants à naître chez elle. Après, les mamans allèrent à l'hôpital de la commune voisine.
1948:
Mes parents étant partagé entre Avressieux et St Genix, mes premiers voyages furent en poussette sur les 7 km qui séparent ces deux communes. Ce n'était pas la première fois car, déjà, 3 ans auparavant, la guerre n'était pas finie, et dans mes couches on passait les mots d'ordre de la résistance locale. C'est-y-pas-glorieux?
1953:
Je suis à l'école primaire à Avressieux, en blouse grise. Mais que l'on était bien dans cette petite commune de 350 habitants, avec ces boeufs tirant les chars de foin ou de paille, que l'on pesait sur la bascule de la Place. Avec un couple d'instituteurs, laïques jusqu'au bout des ongles et secrétaire de mairie de surcroît. J'étais chez mon grand-père paternel qui était à la fois, malgré son âge, facteur-receveur (il gérait l'agence postale), maréchal-ferrant; quel force avec son marteau sur l'enclume pour refaire le soc d'une charrue, ou un autre jour pour férer une paire de boeufs ou un cheval. Que n'ai-je appris ce métier!! Mais il fallait faire des études à la ville pas de l'apprentissage à la campagne. Quel dommage, que je n'ai pas su revenir en arrière!
1958:
Je suis donc au cours complémentaire, l'ancêtre du collège pour préparer le BEPC , dans le chef-lieu du canton, chez ma grand-mère maternelle. Elle a un café, mais interdiction d'y mettre les pieds, sauf le Lundi soir pour regarder, sur la seule chaîne de la télé en noir et blanc, LA grande émission de variété" Trente Six Chandelles" qui fît, par exemple, connaître Fernand Raynaud. Cà vous dit quelque chose??? Non, z'êtes si jeunes!
J'étudie..un peu. Je joue au foot..beaucoup.
1963:
C'est l'internat à Grenoble, dans un grand lycée technique réputé: L'école Vaucanson. Je prépare un BTS en électronique. C'est l'avenir. Oui, sûrement. Surtout qu'au fil du temps je ferais tellement autre chose!
Mais je ne rentre que tous les 15 jours à St Genix; Ah! mais. C'est loin. 60km.
D'un autre côté, les Dimanches dans cette grande ville sont pas mal. Ils voient se concrétiser les premiers flirts poussés, dans les" surboums ". Ben quoi! j'avais bien joué au docteur souvent dans la grange, mais ........, c'était avant 68. Revoyez L'Histoire et la libération sexuelle.
1968:
Je me suis engagé dans l'Armée de l'Air, 4 ans plutôt. Je voulais continuer mes études tout en faisant mon service militaire. C'était un bon moyen et en plus j'étais payé; Un petit pécule plus 16 paquets de cigarettes chaque mois (des troupes, qu'elles s'appellaient ).
C'était comme cà, et aujourd'hui on parle des méfaits du tabac.
Ce fût ma période charentaise. "Les Demoiselles de Rochefort-j'y étais, La Rochelle, Fourras-mais le fort était désert, Royan, etc....que de bons souvenirs........et la grande vie. Oui, bon, c'est relatif.
Il y a bien eu les évènements de Mai, qui nous arrivaient un peu diminués, à part que l'on était consigné à la Base. Cela passa et je pris "la quille" en Août. Direction Chantilly où habitait ma mère. Puis Paris pour bosser.......dans une boîte d'électronique. Quand même, fallait bien que toutes ses études servent...au moins une fois.
1973:
J'ai 28 ans et je travaille dans l'industrie électrique. Je suis au service commercial et je me promène beaucoup en France et en Allemagne. Je gagne bien ma vie c'est super. Mais sûrement trop bien car je m'engueule avec mon directeur..........et, bien sûr, c'est moi qui part..... collaborer en Allemagne avec le représentant luxembourgeois de l'entreprise, rien que pour emmerder l'autre.
1978:
J'ai changé de voie. J'étais bien en Allemagne, et un jour j'ai eu la faiblesse de céder à la compassion familiale, pour venir travailler au café de ma grand-mère, repris par son fils, mon oncle. Quelle erreur! Résultats, un an plus tard je partais, loin, ras le bol. Et de fil en aiguille je me suis retrouvé commerçant non sédentaire, en fringues. Je faisais les foires et marchés de Rhône-Alpes. Il fallait se lever tôt, mais c'était marrant.
1983:
Encore un changement, mais de taille: la fin de mon bistro-café-concert. Ce fût une belle aventure, courte ( 3 ans ), mais superbe. On en parle encore au pays. J'avais réussi l'exploit de marier tous les milieux sociaux. C'était bien. On carburait au champagne. Faut le faire, non, dans un hameau de 15 habitants, là où l'on était implanté.
1988:
Après des saisons hôtelières au club med ou en montagne ou des participations au Tour de France Cycliste, comme chauffeur de l'accordéoniste vedette, grâce à une recommandation appuyée par mon frère qui excellait dans la banque immobilière, je me retrouve à Poitiers pour prendre en main, l'Hôtel de France et essayer de le moderniser. Ce chef d'oeuvre du Poitou, au coeur de cette ville magnifique, comportait 90 chambres, 30 employés, 7000 m2 de plancher sur 3 niveaux, 2 ascenseurs et était classé en 4 étoiles. Fantastique, une expérience extraordinaire, laquelle, hélas, ne pût durer car le groupe propriétaire ne voulût pas investir ce qu'il était nécessaire. Cela s'arrêta en 1990, je revins à Paris m'occuper d'un autre hôtel. Mais auparavant en Février de cette année là , j'avais rencontré celle, dont je me doutais un peu de son existence, ( car pendant toutes ces années, j'y pensais, j'avais des réflexions, un village est un village) mais que je n'avais pas oser rencontrer, par peur, par lâcheté, par présomption ou tout cela à la fois.
Il a fallu des circonstances pour qu'enfin, sa mère puisse me dire: je te présente ta fille. J'vous-dit-pas par où l'on passe dans ces cas-là. Tout petit qu'on est, nous les z'hommes, tout dur, tout costaud, y paraît. Tout con , oui, qu'on est. Surtout quand on a pas assuré.
1993:
Donc j'étais parti pour le compte d'un promoteur immobilier construire et gérer une résidence hôtelière à St Martin, cette île magnifique, où l'on pouvait encore laisser les portes ouvertes.
Sissi vint y passer 15 jours. La suite vous la connaissez: elle l'aima, elle y resta, elle y rencontra l'amour, elle en parti, elle y revint, elle y pense chaque jour, en s'en faire des plaques de pso.
1998:
St Martin aussi, s'arrêta faute d'investissements, et là je fis l'erreur, mais alors, L'ERREUR, de vouloir rentrer au pays pour voir si le clocher n'avait pas changé de place. Eh, bien croyez-moi, j'habite toujours en dessous et je n'en suis pas reparti. L'âge était là et le boulot avait fuit.
Je ne fus pas abattu pour autant car je sais m'adapter rapidement. Et avec la municipalité j'entamai donc une carrière de projectionniste au cinéma du village. Une belle salle de 150 places avec grand écran, son dolby et tout et tout.
2003:
Croyez-moi, il y a pire comme job, que celui de voir 150 films par an.
J'étais bien, cà tournait...jusqu'à ce que le contrat s'achève par la grâce de la retraite.
J'aurais pu continuer, mais la mairie changeât la formule de gestion.
Hélas!
2008:
Aujourd'hui, si vous avez suivi le blog de sissi, , je peux vous dire, que mon grand bonheur est, qu'elle et son yankee, ont fait de moi le plus heureux des grand-pères.
On ne peut pas tout rater, tout de même, déjà que je ne fus pas père.

18 novembre 2008

pour celle qui est

Ma chère fillote que j'aime.
D'abord, merçi à toi et à ton cher marito, de m'avoir donné une telle descendance, dont je suis très fier.
Malgré un mauvais démarrage dans nos vies, il y a quelques lustres, je pense qu'aujourd'hui , ce passé traumatisant s'est éloigné, et que je peux revendiquer une filiation si belle.
Ce qui nous permet d'avoir des conversations toujours très intéressantes puisque non soumises à une hiérarchie père-fille obligée, puisque si fille il y eût, père ne fût point.
Donc, disais-je, fort de notre liberté mutuelle, je te dirais encore une fois, qu'il ne faut pas généraliser les défauts de la France et des Français. Il y a des progrès à faire dans l'administration qui sont indéniables. Peut-être que peu à peu ça viendra. Je crois, ce n'est pas le petit peuple qui est mauvais, mais bien leurs dirigeants, lesquels ne voulant pas lâcher leurs privilèges à quelque niveau que se soit, créent ces sentiments et ces attitudes de râleurs, de j'm'en-foutistes et autres délicatesses.
Il y a du travail à faire et tu as raison, c'est par l'école que ça commence.
Et là , je ne sais pas. C'est tellement gros comme institution, qu'il faudrait l'éclater au niveau départemental pour ramener l'élève au centre de l'enseignement, beaucoup plus qu'il ne l'est aujourd'hui, apparemment. Le mal Français, c'est celui hérité de la Royauté: Tout est concentré à Versailles (L'Elysée). Tant que nous ne serons pas comme l'Allemagne, la Suisse ou les US, une fédération d'états, de régions ou de cantons, ça ne bougera pas beaucoup.
Je suis gréé à ce gouvernement de vouloir, malgré de grosses erreurs psychologiques, vis à vis de l'argent, tenter ces réformes si nécessaires.
Les US viennent et vont nous donner encore des leçons. Pour une fois suivons-les, sans la religion et sans perdre notre âme de gastronomes, de cultivés et d'universalité...
Amen

14 novembre 2008

je radote

C'est grave docteur...........
Je viens de me rendre compte que j'avais déjà écrit au sujet du 11 Novembre en 2006.
Et je disais la même chose.
Bon, çà prouve au moins que je suis cohérent dans mes pensées.
Bonne journée, et excusez-moi!

je me réveille tel un espion dormant

Comme je couvre les manifestations de toutes sortes, de mon grand village, en tant que correspondant local de presse, je suis frappé chaque année par le nombre important de citoyens qui participe à la cérémonie du 11 Novembre, alors que le 8 Mai, ou le 14 Juillet déplacent moins de monde
Il est vrai que " de mon temps " la présence des écoles étaient obligatoire. Ce qui expliquerait que l'habitude et même la ferveur ont été acquises.
Il faut dire que la Grande Guerre a été une telle boucherie que toutes les familles et toutes les générations ont été marqué.
Ceux qui ont regardé le magnifique documentaire sur la 2, Mercredi soir, ont dû être écoeuré
par les images, non par l'horreur, car on en voit beaucoup, par ailleurs, mais surtout par l'absurdité de ces combats au corps à corps.
Tous nos grands-pères criant sus-à-l'ennemi et courant vers une mort certaine , fiers de tomber pour la France. Etait-ce vraiment pour elle?
Les cérémonies sont faites pour leur rendre hommage, ce qui est normal, mais aussi pour proclamer et entretenir la paix, ce qui est beaucoup plus difficile.
Mes deux grands-pères y étaient. L'un est mort plus tard des suites du gazage-il était lance-flamme-, l'autre est revenu, marqué, mais sain et sauf, il était maréchal-ferrant.
Depuis, tous disaient plus jamais cà. Et pourtant, il y eut la 2ème, aussi meurtrière. Et toujours sur la planète, des gens meurent maintenant dans des guerres locales avec des méthodes plus sophistiquées.
La fleur et la baïonnette au fusil ont été remplacé par des bombardements ciblés -avec des dégâts colatéraux- ou par des missiles sournois tirés à l'abri à quelques kilomètres.
Le but aujourd'hui c'est zéro tués chez les militaires.
Chez les civils.............on déplore les bavures.

13 septembre 2008

il faudrait

Il faudrait que je reprenne la plume pour remplir ces espaces de liberté.
Mais, j'avoue une certaine faiblesse depuis presque un an.
Il est vrai que mon activité journalistique me permet d'écrire.
Donc je n'ai pas de frustration de ce côté là.
Ce sont plutôt les sujets que je ne trouve pas. Par flemme...peut-être.
Et puis le blog de ma fille est si passionnant, que je ne trouve rien d'autre à commenter, que ces billets quotidiens.
Je vous invite à le consulter: "Sissi en suisse" ou "Ma carte postale tropicale".

28 février 2008

bonne année

Est-il encore temps de souhaiter une bonne année sarkozienne à tout un chacun, ou bien les sus-dit sont-ils terriblement déçus par celui qui s'est trompé de casting, et qui aurait dû faire du show-bizz.
Donc, l'année a plutôt mal commencé pour les pauvres. Ils s'en remettront, ils ont l'habitude de la galère.
Donc.......à suivre.