28 décembre 2009

oui, bon, d'accord!

L'année s'achève. Il y a eu quelques changements.
Mais quoi, ce n'est pas grave. De changer d'un logement à l'autre permet de trier les affaires. Et çà c'est utile. Car qu'est-ce que l'on accumule, hein!
Donc, je rappelle aux lecteurs, que le quartier de la" gare de l'Est" situé de l'autre côté du pont a toujours été considéré comme rattaché à St Genix.
Et puis, c'est là que sont les "hotels de St Genix" ou qu'habitent les "personnes les plus dynamiques de la commune", comme, Bubu, Jocelyne, Jo, Philippe, Marie-Jo, ou sur la route de Romagnieu, la famille Dervain, Jean Claude Trillat, par exemple.
C'était un clin d'oeil à la voisine qui ne se remet pas de la " trahison".

19 octobre 2009

il serait temps

Il serait temps de reprendre la rédaction de ce cahier.
D'autant que beaucoup de choses se sont passées, ces derniers mois.
Ainsi, la saison au camping fut très bonne, due au climat, à la fréquentation, à l'ambiance, etc..
Une arrivée, ou plutôt, des arrivées m'ont ravi.
Quelques changements matériels en ont découlé, mais c'est bien, çà casse la routine.
Et puis, je suis très bien dans mes deux pièces de l'autre côté de la frontière.
Trahison, ai-je entendu. Oui, bon, peut-être?
Mais nous allons travailler au rattachement, comme jadis, quand la "gare de l'est" faisait partie commercialement de St Genix. Les manifestations étaient communes et la clique ne manquait jamais un défilé sans passer de l'autre côté du pont.
Le lieu est toujours dans l'Histoire, entre Aoste-la-Romaine et St-Genix-la-Médievale.
A suivre..............

03 mai 2009

saison

Ca-y-est: la saison d'été, dans la station balnéaire des "Bords du Guiers", débute.
J'ai pris mes fonctions d'homme d'entretien, affecté à la piscine et à la tondeuse.
Dans ce coin d'Europe, le camping sus-mentionné est géré par un couple hollandais, très, très professionnel, et une clientèle en majorité hollandaise mais aussi allemande, suisse, anglaise, italienne, française, le fréquente durant 5 mois.
L'accueil se fait en 4 langues, au moins. Celà réhausse le cachet de la commune.
C'est familial avec de jeunes enfants ou des retraités.
C'est plaisant car on y trouve, le calme, la nature, de la restauration et des animations sympathiques.
Si vous passez......arrêtez-vous.........pour voir!

20 janvier 2009

L'évènement

C'est un grand jour, pour les Etats-Unis et par contre-coup, pour le monde entier.
On attend rien de Barak Obama, sinon que par son élection, l'Amérique est redevenue intelligente. C'est l'essentiel et le monde s'en portera mieux.
C'est pourquoi je suis si fier de ce qu' ils ont fait, nos lointains descendants d'Europe. D'autant que celà me touche aussi, aujourd'hui, à travers ma descendance. Je souhaite que mes p'tits fillots, fillotes, connaissent, içi en Europe et là-bas aux States, une vie meilleure, sans guerres économiques ou humaines. Qu'ils retrouvent en un mot la civilisation, car souvent je crains que la barbarie ne gagne, exarcébée par les religions, que j'éxècre.

06 janvier 2009

l'hiver

Il neige abondamment pour la seconde fois, cet hiver.
Cela me rappelle le temps de mon enfance où il était plus fréquent d'avoir neige et froid durant plusieurs semaines.
Et l'enfance me reportant à l'école, je me remémore ce célèbre poème de la "Retraite de Russie", de Victor Hugo, qu'il fallait apprendre par coeur, en tremblant de peur d' être interrogé.

"Il neigeait. On était vaincu par sa conquête.
Pour la première fois l'aigle baissait la tête.
Sombres jours ! l'empereur revenait lentement,
Laissant derrière lui brûler Moscou fumant.
Il neigeait. L'âpre hiver fondait en avalanche.
Après la plaine blanche une autre plaine blanche.
On ne connaissait plus les chefs ni le drapeau.
Hier la grande armée, et maintenant troupeau.
On ne distinguait plus les ailes ni le centre.
Il neigeait. Les blessés s'abritaient dans le ventre
Des chevaux morts; au seuil des bivouacs désolés
On voyait des clairons à leur poste gelés,
Restés debout, en selle et muets, blancs de givre,
Collant leur bouche en pierre aux trompettes de cuivre.
Boulets, mitraille, obus, mêlés aux flocons blancs,
Pleuvaient; les grenadiers, surpris d'être tremblants,
Marchaient pensifs, la glace à leur moustache grise.
Il neigeait, il neigeait toujours! La froide bise
Sifflait; sur le verglas, dans des lieux inconnus,
On n'avait pas de pain et l'on allait pieds nus.
Ce n'étaient plus des coeurs vivants, des gens de guerre:
C'était un rêve errant dans la brume, un mystère,
Une procession d'ombres sous le ciel noir.
La solitude vaste, épouvantable à voir,
Partout apparaissait, muette vengeresse.
Le ciel faisait sans bruit avec la neige épaisse
Pour cette immense armée un immense linceul.
Et chacun se sentant mourir, on était seul."

02 janvier 2009

bonne année

Satisfaisons à l'usage.
L'année sera difficile ( d'après les experts ) .
Bof! pour les pauvres, je ne vois pas la différence.
Allez, les riches, courage!
Et attention à vos placements financiers!
Hi! Hi!

01 décembre 2008

ma bio...déjà?

Sissi dite Raclette dite ma fillotte préférée, m'a tagué.
Paraît que je dois m' exécuter. Alors voici une petite partie de ma bio, puisque on relate les faits de 5 ans en 5 ans.
Ce seront les mêmes dates que pour elle, étant donné que je suis né, aussi en 5, chez une sage-femme ( qui était surnommée: madame-guette-au-trou", je vous l'affirme). Accouchement avec la seule bonne volonté de dame-nature et l'abnégation des mères d'alors, qui ne pouvaient pas compter sur un service d'urgence si nécessaire. Le médecin de la famille passant voir, quand même, si tout allait bien?. C'était un hiver rigoureux en ce mois de Janvier 45, avec 50 cm de neige dans ce petit village que vous connaissez, maintenant. On n'a pas revu cà depuis! La neige, pas ma naissance. Je fus parmi les derniers enfants à naître chez elle. Après, les mamans allèrent à l'hôpital de la commune voisine.
1948:
Mes parents étant partagé entre Avressieux et St Genix, mes premiers voyages furent en poussette sur les 7 km qui séparent ces deux communes. Ce n'était pas la première fois car, déjà, 3 ans auparavant, la guerre n'était pas finie, et dans mes couches on passait les mots d'ordre de la résistance locale. C'est-y-pas-glorieux?
1953:
Je suis à l'école primaire à Avressieux, en blouse grise. Mais que l'on était bien dans cette petite commune de 350 habitants, avec ces boeufs tirant les chars de foin ou de paille, que l'on pesait sur la bascule de la Place. Avec un couple d'instituteurs, laïques jusqu'au bout des ongles et secrétaire de mairie de surcroît. J'étais chez mon grand-père paternel qui était à la fois, malgré son âge, facteur-receveur (il gérait l'agence postale), maréchal-ferrant; quel force avec son marteau sur l'enclume pour refaire le soc d'une charrue, ou un autre jour pour férer une paire de boeufs ou un cheval. Que n'ai-je appris ce métier!! Mais il fallait faire des études à la ville pas de l'apprentissage à la campagne. Quel dommage, que je n'ai pas su revenir en arrière!
1958:
Je suis donc au cours complémentaire, l'ancêtre du collège pour préparer le BEPC , dans le chef-lieu du canton, chez ma grand-mère maternelle. Elle a un café, mais interdiction d'y mettre les pieds, sauf le Lundi soir pour regarder, sur la seule chaîne de la télé en noir et blanc, LA grande émission de variété" Trente Six Chandelles" qui fît, par exemple, connaître Fernand Raynaud. Cà vous dit quelque chose??? Non, z'êtes si jeunes!
J'étudie..un peu. Je joue au foot..beaucoup.
1963:
C'est l'internat à Grenoble, dans un grand lycée technique réputé: L'école Vaucanson. Je prépare un BTS en électronique. C'est l'avenir. Oui, sûrement. Surtout qu'au fil du temps je ferais tellement autre chose!
Mais je ne rentre que tous les 15 jours à St Genix; Ah! mais. C'est loin. 60km.
D'un autre côté, les Dimanches dans cette grande ville sont pas mal. Ils voient se concrétiser les premiers flirts poussés, dans les" surboums ". Ben quoi! j'avais bien joué au docteur souvent dans la grange, mais ........, c'était avant 68. Revoyez L'Histoire et la libération sexuelle.
1968:
Je me suis engagé dans l'Armée de l'Air, 4 ans plutôt. Je voulais continuer mes études tout en faisant mon service militaire. C'était un bon moyen et en plus j'étais payé; Un petit pécule plus 16 paquets de cigarettes chaque mois (des troupes, qu'elles s'appellaient ).
C'était comme cà, et aujourd'hui on parle des méfaits du tabac.
Ce fût ma période charentaise. "Les Demoiselles de Rochefort-j'y étais, La Rochelle, Fourras-mais le fort était désert, Royan, etc....que de bons souvenirs........et la grande vie. Oui, bon, c'est relatif.
Il y a bien eu les évènements de Mai, qui nous arrivaient un peu diminués, à part que l'on était consigné à la Base. Cela passa et je pris "la quille" en Août. Direction Chantilly où habitait ma mère. Puis Paris pour bosser.......dans une boîte d'électronique. Quand même, fallait bien que toutes ses études servent...au moins une fois.
1973:
J'ai 28 ans et je travaille dans l'industrie électrique. Je suis au service commercial et je me promène beaucoup en France et en Allemagne. Je gagne bien ma vie c'est super. Mais sûrement trop bien car je m'engueule avec mon directeur..........et, bien sûr, c'est moi qui part..... collaborer en Allemagne avec le représentant luxembourgeois de l'entreprise, rien que pour emmerder l'autre.
1978:
J'ai changé de voie. J'étais bien en Allemagne, et un jour j'ai eu la faiblesse de céder à la compassion familiale, pour venir travailler au café de ma grand-mère, repris par son fils, mon oncle. Quelle erreur! Résultats, un an plus tard je partais, loin, ras le bol. Et de fil en aiguille je me suis retrouvé commerçant non sédentaire, en fringues. Je faisais les foires et marchés de Rhône-Alpes. Il fallait se lever tôt, mais c'était marrant.
1983:
Encore un changement, mais de taille: la fin de mon bistro-café-concert. Ce fût une belle aventure, courte ( 3 ans ), mais superbe. On en parle encore au pays. J'avais réussi l'exploit de marier tous les milieux sociaux. C'était bien. On carburait au champagne. Faut le faire, non, dans un hameau de 15 habitants, là où l'on était implanté.
1988:
Après des saisons hôtelières au club med ou en montagne ou des participations au Tour de France Cycliste, comme chauffeur de l'accordéoniste vedette, grâce à une recommandation appuyée par mon frère qui excellait dans la banque immobilière, je me retrouve à Poitiers pour prendre en main, l'Hôtel de France et essayer de le moderniser. Ce chef d'oeuvre du Poitou, au coeur de cette ville magnifique, comportait 90 chambres, 30 employés, 7000 m2 de plancher sur 3 niveaux, 2 ascenseurs et était classé en 4 étoiles. Fantastique, une expérience extraordinaire, laquelle, hélas, ne pût durer car le groupe propriétaire ne voulût pas investir ce qu'il était nécessaire. Cela s'arrêta en 1990, je revins à Paris m'occuper d'un autre hôtel. Mais auparavant en Février de cette année là , j'avais rencontré celle, dont je me doutais un peu de son existence, ( car pendant toutes ces années, j'y pensais, j'avais des réflexions, un village est un village) mais que je n'avais pas oser rencontrer, par peur, par lâcheté, par présomption ou tout cela à la fois.
Il a fallu des circonstances pour qu'enfin, sa mère puisse me dire: je te présente ta fille. J'vous-dit-pas par où l'on passe dans ces cas-là. Tout petit qu'on est, nous les z'hommes, tout dur, tout costaud, y paraît. Tout con , oui, qu'on est. Surtout quand on a pas assuré.
1993:
Donc j'étais parti pour le compte d'un promoteur immobilier construire et gérer une résidence hôtelière à St Martin, cette île magnifique, où l'on pouvait encore laisser les portes ouvertes.
Sissi vint y passer 15 jours. La suite vous la connaissez: elle l'aima, elle y resta, elle y rencontra l'amour, elle en parti, elle y revint, elle y pense chaque jour, en s'en faire des plaques de pso.
1998:
St Martin aussi, s'arrêta faute d'investissements, et là je fis l'erreur, mais alors, L'ERREUR, de vouloir rentrer au pays pour voir si le clocher n'avait pas changé de place. Eh, bien croyez-moi, j'habite toujours en dessous et je n'en suis pas reparti. L'âge était là et le boulot avait fuit.
Je ne fus pas abattu pour autant car je sais m'adapter rapidement. Et avec la municipalité j'entamai donc une carrière de projectionniste au cinéma du village. Une belle salle de 150 places avec grand écran, son dolby et tout et tout.
2003:
Croyez-moi, il y a pire comme job, que celui de voir 150 films par an.
J'étais bien, cà tournait...jusqu'à ce que le contrat s'achève par la grâce de la retraite.
J'aurais pu continuer, mais la mairie changeât la formule de gestion.
Hélas!
2008:
Aujourd'hui, si vous avez suivi le blog de sissi, , je peux vous dire, que mon grand bonheur est, qu'elle et son yankee, ont fait de moi le plus heureux des grand-pères.
On ne peut pas tout rater, tout de même, déjà que je ne fus pas père.